PROGRAMMES ET PROJETS AJVC 2017

PROGRAMMES ET PROJETS AJVC 2017

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PRESENTATION PROGRAMME PODC  : C'est un programme conçu à partir d'une
étude diagnostique réalisée en 2009 dans 15 communautés pilotes des régions du
centre, Est et Sud Cameroun. Ce programme travaille pour l'amélioration des
conditions de vie des communautés rurales et enclavées et pour la protection de
l'environnement.
Le Projet Organisation et Développement des Communautés (PODC) est une
approche humaniste et participative de promotion du développement humain,
initiative de coopération internationale, il met en synergie des décideurs politiques,
des collectivités, des organisations nationales et internationales et des populations
locales pour améliorer les conditions de vie dans les communautés. La
méthodologie psycho-socio-culturelle est à la base de ce projet. S'inscrivant dans
une dynamique de contribution à l'atteinte des Objectifs du Millénaire pour le
développement des Nations Unies, le PODC abordé de manière substantielle,
synthétique et durable plusieurs aspects du développement humain.
Ainsi il se décline en plusieurs blocs thématiques que sont :
- Energies renouvelables et techniques de conservation de l'énergie
- Organization humaine, administration scientifique et gestion communautaire
- Eau et gestion des ressources Hydriques
- Renforcement du système éducatif,
- Hygiène et santé
- Agriculture durable et renforcement des secteurs de production communautaire,
- Accès à l'information et communication,
- Transport et mobilité.

Stratégie d'intervention : Elle est basée sur le plaidoyer et l'approche solution. Des
actions de collecte de fonds et de communication sont nécessaires afin de mobiliser
les fonds pour leur réalisation. Nous nouons des contacts et des partenariats
et pour renforcer notre présence sur le terrain, nous effectuons des descentes de
terrain.
Pour les activités de notre programme d'organisation et de développement des
communautés (PODC), la méthodologie psycho-socio-culturelle (MPSC) est celle
qui a été principalement appliquée. Elle recommande une implication et une
participation effective des bénéficiaires d'un projet dès la phase initiative de ce projet.
Nous menons des actions de plaidoyer afin d'influencer positivement les politiques,
les stratégies et les projets en faveur des jeunes et de la protection de
l'environnement.

MÉTHODOLOGIE

La Méthodologie Psyco-Socio-culturelle ou développement à partir de l'intérieur a été
développé par l'anthropologue Guilherme dos Santos Barboza, elle se définit comme
étant une approche humaniste du développement mettant l'homme au centre des
préoccupations. Elle puise dans la science toute les ressources nécessaires pour sa
mise en œuvre. Son leit motiv est l'intuition au service de la science, la science au
service de l'homme, l'homme pris en entier pour une société juste et durable.

OBJECTIF

Le Projet Organisation et Développement des Communautés a pour objectif
l’amélioration des conditions de vie par l'organisation structurelle et fonctionnelle du
groupe social qu'est la communauté. Tout en prenant en compte les problèmes et
défis relevés à la suite d'un diagnostic inclusif

MISSION ET VISION

Le projet organisation et développement des communautés ambitionne d'outiller et
de former les communautés afin qu’elles soient à la base d'une nouvelle dynamique
de développement social empreint d’humanité. A ce titre, il revêt un caractère
multisectoriel enrichi par des expériences en matière de développement participatif et
local. Lancé en 2010, il aborde aujourd'hui une nouvelle phase dans laquelle il
consacre quelques aménagements, s’arrime à la donne de la décentralisation et
impulse une vison de la gouvernance locale.

REALISATION

Dans le domaine de l’énergie, nous avons formé 60 techniciens communautaires en
énergie solaire, solarisé 15 villages dans le bassin du hydrographique du Dja,
distribué 250 torches, 350 lanternes, 160 radio, 34 systèmes solaires domestiques
(partiellement financé par les communautés bénéficiaires). Électrifiée une école et
un foyer culturel En santé, un partenariat avec l'université de Lübeck-Allemagne
nous a permis de conduire une étude sur l'impact de la fumée de bois sur la santé

des communautés. Les analyses sont en cour d’appréciation par des spécialistes et
les résultats attendus.

Il comprend divers projets :

Projet Ecoles solaires (énergie solaire et outils informatiques pour les élèves et
enseignants). De 2012 à 2017, 08 écoles dans 08 villages ont bénéficié du projet.
Projet Centres de santé solaires. Il consiste à l’installation des solarchills (frigos
solaires pour la conservation des vaccins et médicaments thermosensibles). De 2016
à 2017, 06 frigos solaires ont été installés dans 06 Centres de Santé (CS). Il s’agit
des CS de santé de  Nomedjoh, Kwoamb, Koumassi, Mbanga, d’Assok et Akom 2.

Ces CS ont bénéficié de l’éclairage solaire pour l’amélioration de la qualité de soins
même la nuit.

Projet Ménages solaires : Installation d’un kit contenant un panneau de 12V/50W,

un accumulateur de 12V/40AH, un régulateur de charge de 12V/10A, 4 ampoules de
12V/5W dans chaque ménage. De 2012 à 2017, 22 communautés situées dans 06
communes en ont bénéficié. Ceci correspond à 317 ménages dotés de nos
installations solaires photovoltaïques. Une évaluation interne des 136 ménages
électrifiés au solaire en 2016 et 2017 a montré après extrapolation, une réduction de
558 920 Kg/CO2-eq sur une période d'utilisation de 25 ans. En 2017, les ménages
bénéficiaires de nos installations ont réalisé chacun une économie financière
moyenne de 6 200 FCFA par mois.
Autres projets : Foyers améliorés pour réduire la dégradation des forêts, Formation
des techniciens solaires : 131 jeunes, 20 enseignants et communautés et 20
responsables de centres de santé et jeunes locaux, 03 ateliers d’éducation
environnementale 2016 à 2017. Plusieurs études : état de lieu des forêts
communautaires et communales, évaluation des projets ménages et centres de
santé solaires, évaluation du projet Foyers améliorés.

VISITE DE TRAVAIL DES PARTENAIRES SUISSES AJVC/PODC
Par Marie Tamoifo NKOM

La période du 31 Mai au 13 Juin a vu la mobilisation des partenaires de
l'AJVC/PODC venus de la Suisse à savoir Yolanda, Raphael et Christian  et les
membres de l'association dans le cadre du projet PODC notamment sur les
questions relatives au suivi évaluation et planification dudit projet. En outre, il
s'est tenu à l’hôtel Girafe de Yaoundé  en date du juin la conférence solarchills
pendant laquelle les actions dudit programme ont été présentées. Par ailleurs
plusieurs  réunions de discussion sur la coopération dudit programme se sont
tenues; de même que les sessions et rencontre du comité de pilotage  dans les
bureaux de l'association situés à Oyom-Abang

Mon témoignage suite à la formation en méthodologie socio culturelle pour le
développement communautaire

Je me nomme Juliette Tamoifo Fonkoua, secrétaire générale de l’Association
Jeunesse Verte du Cameroun (AJVC) qui est en fait partenaire administratif
dans le cadre du Projet Organisation et Développement des Communautés
(PODC). Après avoir été informée de cette formation, j’ai adhéré en remplissant
le formulaire de participation et j’ai eu un entretien durant lequel j’ai fait part de
ma motivation.
La formation qui s’étendait sur deux (02) mois a débuté le 06 mai 2013 à la
Mairie de Mengang pour les phases théoriques et dans les villages de cette
commune pour les phases pratiques.
Je dirais tout d’abord que c’est la formation en énergie solaire qui
m’intéressait, mais en suivant les cours de méthodologie du Professeur
Guilherme Dos Santos Barboza je dois avouer que ce fut une expérience très
riche et édifiante dans son contenu. Cela a permis une certaine ouverture
d’esprit et m’a aidé à penser différemment avec un esprit scientifique. Aussi,
cette formation m’a permis de rencontrer d’autres personnes, d’apprendre
d’elleset surtout de connaitre les réalités que vivent les populations dans les
communautés. Je n’ai pas eu du mal à m’entretenir avec ces populations bien
au contraire j’ai usé de mon caractère et des conseils reçus afin d’apporter ma
contribution dans le processus de développement engagé par le PODC.

KANA FOMEKONG ALINE LORE, LA COORDONATRICE DU PODC :

« C’est parce que les gens ont vu les résultats ailleurs qu’ils sont constatés c’est une
bonne initiative…les gens demandent à c’est que le projet vient s’intervenir chez
eux »
Propos recueillis par Akere-Maimo J. Ano-Ebie

La Coordonatrice du « Projet Organisation et Développement des Communautés »
(PODC) qui est même temps sociologue et la vice-présidente de l’AJVC est la
personne indiquée pour parler en quoi consiste-il le projet, la méthodologie psycho-
socio-culturelle qu’ils utilisent pour la descente sur le terrain, des avancées faites et
des difficultés rencontrées sur terrain.
Depuis sa naissance en 2009, le PODC se déroule en bonne condition et c’est en
phase de transition et en ce moment c’est le Cameroun même qu’il va continuer à
s’assurer la coordination du projet à travers de l’AJVC. Le projet est en expansion et
l’un grand succès comme sa coordinatrice explique c’est la convention qui est signé
entre la commune de Mengang. Les partenaires qui tiennent le programme PODC
ont été AJVC, Greenpeace, COD, IWO, Accen-DC, et Cameroon Solar Solutions
(CSS) de 2009 à 2011, et ensuite de 2011 à nos jours ce sont AJVC et Solafrica. Ils
souhaitent que le PODC devienne une référence demain comme programme de
développement communautaire au Cameroun et en Afrique.

C’est quoi le PODC ? Pouvez-vous raconter l'histoire de ce projet depuis sa
naissance?
C'est une initiative qui est née depuis 2009 après une formation sur l'utilisation de
l'énergie solaire, organisée par Greenpeace à laquelle nous avons  participé. Il était
question dont après cette formation qu'on valorise ceux qu'on avait appris. Il était
opportun de partager cette technologie en énergie solaire avec le Cameroun, surtout
dans les milieux ruraux.  Donc de cela qui est partie l'idée de projet. N'ayant pas
oublié des outils de projet qui nous permettait d'opérationnaliser le projet dans les
communautés, il était question de faire rappel au Prof. Guilherme Dos Santos
Barbosa...qui est initiateur de la méthodologie psycho-socio-culturelle. Cet un
approche qui a fait son preuve en Bolivie, au Brésil et dans plusieurs pays. Donc,

cette méthodologie est venue en point nommé parce qu'elle nous a donnée des
moyennes pour travailler aux milieux communautaires.
Au regard de ce succès, on a fait une évaluation, on a regardé un peu...on a
constaté que c'était une méthodologie qui s'adaptait à notre contexte et c'est comme
ça qu'on a organisé la formation en avril 2010 avec IWO qui est une organisation
Africaine des femmes autochtones. Donc, c'est IWO qui conduisait la formation en
2010 et la formation consistait à former 30 jeunes Africaines à cette méthodologie.
C'est au cours de cette formation, qu'on a eu véritablement des outils et le projet est
né. On a fait une formation théorique dans la salle qui nous donner des outils...qui
nous disait voilà comment on doit travailler aux milieux communautaires.
Après, on est allé sur le terrain et les gens ont expérimentés ceux qui ont reçus en
salle et on est revenu. On a pris de données, on a fait le pré diagnostique, le
diagnostic et c'est au sortie de ce diagnostic ou pré diagnostic, qu'on a discuté sur
l'idée de projet, quel peut être le titre du projet. Et c'est comme ça que le PODC
(Projet d'Organisation de Développement Communautaire) est né. Et les
communautés qui étaient concernées par ce projet à la première phase étaient des
communautés de l’Est et celles du Centre. Et du choix est fait de la façon intuitive.
On n’a pas eu de conseil de quelqu’un pour aller sur le terrain.
Il s’agit de quoi ce diagnostic psycho-socio-culturelle ?
C’est le diagnostic psycho-socio-culturelle pas psycho-socio-économique parce que
pour travailler dans une communauté, il faut comprendre les trois composantes qui
sont la dimension psychologique (humaine)…il faut comprendre son environnement
social et il faut aussi comprendre sa culture. La culture ici c’est la façon de faire
comme on dit en anglais leur « way of life », leur être, leur singularité, leur
identité…parce que la culture n’est pas identique partout. Chacun a ses singularités
et on entre dans les méandres de cette identité remarquable de chaque communauté
pour pouvoir porter un projet afin que ce projet épouse véritablement la vision de
cette communauté.
Donc, en faisant le diagnostic, on a constaté il y’avait vraiment l’ensemble de besoins
des communautés. A partir de ces besoins, on a élaboré le projet. Comme je disais,
c’est à partir de ce moment que le projet est né. Aujourd’hui, c’est le volet solaire qui
est exergue, mais le projet n’est pas par rapport à l’énergie solaire. Le projet est
fondé sur une méthodologie parce que pour pourvoir résoudre tout le problème, il
faut avoir un chemin…il faut avoir la bonne route. Tu sais bien que il y’a beaucoup
des projets de développement qui se passent sans succès.

Le volet l’énergie solaire sert dont à quoi ?
En fait, le projet « énergie solaire » c’est un sous projet parce qu’il y’a plusieurs
projets. Le PODC c’est un projet qui là pour organiser des communautés et pour

organiser des communautés, il y’a un ensemble des choses à faire : il y’a l’énergie, il
y’a la santé, il y’a l’agriculture…et le transport. Et c’est tout cet ensemble qui forme le
développement d’une communauté et s’il n’ya pas organisation, ça ne peut pas
suivre. Si la communauté n’est pas organisée, ils ne peuvent pas avoir l’énergie
solaire par exemple…ils ne peuvent pas avoir la santé.
En outre, le fondement du projet consiste à c’est que les communautés eux-mêmes
portent le projet. Comme nous appelons, c’est la méthodologie qu’il prend le
développement à l’intérieur de la communauté…qui part de l’intérieur. Ce n’est pas
qu’on reste dans un bureau à Yaoundé, on conçoit un projet et on va faire appliquer.
Notre méthodologie consiste à prendre de besoins à partir de la base, travailler avec
des communautés pour qu’elles soient d’abord impliquer, pour qu’elles comprennent
les biens fondés. Donc, c’est en travaillant ainsi, qu’on a pu initier ce projet qui est
tenu par plusieurs organisations : COD qui était le premier partenaire dans le projet,
IWO le deuxième…en collaboration avec Greenpeace et CABEPEC…et aujourd’hui,
c’est AJVC qui s’assure l’administration du projet et en plus Accen-DC qui est
partenaire au Nord.

Toutes ces partenaires ont joué quels rôles dans ce projet ?
Je vais parler des rôles de partenaires qui opèrent actuellement dans le projet.
Aujourd’hui, on a Accen-DC qui est partenaire régional à l’Extrême Nord qui couvre
toute la zone de l’Extrême Nord. Il y’a actuellement AJVC qui est l’organisation qui
administre le projet au Cameroun en terme de gestion, structuration…c’est pourquoi
justement je suis là en tant que Président de l’AJVC et Coordinatrice du PODC. On a
la coordination du projet pour éviter les doublons et des conflits d’intérêts. On aussi
comme partenaire le CABEPEC qui est le centre Afro-brésilien pour les études
ethnologiques. C’est l’organisation du Prof ; il est président du CABEPEC. Celui qui
est instigateur de la méthode psycho-socio-culturelle. Et on trouve ici qu’il y’a
vraiment un partage d’expertise internationale…il y’a d’autres nationalités : le Togo et
la RDC. Il y’a également pour n’est pas oublié qui est pour le moment partenaire
technique et financière.
L’histoire du projet nous permet de dire qu’au départ du projet, c’est Greenpeace qui
s’assure la coordination du projet. Actuellement, on est dans la phase de transition et
c’est Cameroun qui va bientôt s’assurer la coordination du projet à travers de l’AJVC.
C’est pourquoi je suis là ; on est en train de travailler pour la transmission de ce rôle
au Cameroun.
Il y’a aussi Solafrica qui le pourvoyeur en énergie solaire et Cameroon Solar
Solutions (CSS) qui s’occupe des autres communautés qui n’entrent pas dans le
cadre du projet. Le projet a une grande dimension et c’est à cause de ça qu’on a
tous ces partenaires pour mieux travailler et avoir les meilleurs résultats en termes
d’impacts.

Pourquoi le choix de Mengang pour la formation ?

Il faut dire que le projet est dans sa phase d’expansion. Nous avons parlé de la
phase pilote qui a commencé en 2009 à l’Est (Abong-Mbang, Akouam, Lomié, Ngola
Baka, Ngola-Bantou…) et au Centre (xxxxx). On travaille beaucoup dans les
communautés forestières parce que notre premier objectif c’est la protection
environnementale et Greenpeace aussi travaille pour cela. Aujourd’hui le projet ne
concerne que les zones forestières, mais l’ensemble des zones qui nécessitent un
appui de notre part.
Donc, c’est pourquoi, nous sommes à Mengang. Le choix de Mengang est vraiment
motivé par le fait que nous sommes dans une phase d’extension. Il y’a pratiquement
307 demandes d’interventions au regard du succès dans les communautés et donc
parmi le 307, il y’a la commune du Mengang qui a vraiment montré d’être active à
conduire le processus avec. On a eu beaucoup de discussion avec Mr le Maire de
Mengang qui a trouvé le projet vraiment génial et intéressant pour la commune et
c’est comme ça qu’il a insisté qu’on vient travailler dans sa commune et on fasse un
partenariat avec lui pour pourvoir officialiser le travail qui est en train de se faire. Au
regard de sa dynamisme et de son enthousiasme, on a décidé de travailler avec lui.
C’est dont une initiative qui a eu son inspiration à l’intérieur de Mengang à travers du
maire. Le maire a appuyé un monsieur. Si on parle de l’histoire, il y’a un monsieur qui
s’appelle Mr Engoulou qui a entendue des échos du projet quelque part à
Ngolmenanga au Centre…quand il a vu l’énergie et tout le temps et il nous demande
comment on fait pour avoir le projet et tout et tout. Quand il a eu la réponse, il est
remonté voir son maire que voilà une initiative qu’on peut initier à Mengang. Quand
on signait la convention sur la table, il était là ; il a aussi signé. C’est grâce à lui que
le maire a constaté que le projet est vraiment intéressant et il s’implique au fur et à
mesure…et c’est comme ça que le maire a dont décidé qu’on organise la formation à
Mengang. Et si c’était à Mengang, il faudrait que toutes de l’initiative du projet
partent de là pas de Yaoundé (par exemple)…Le maire est dont tombé d’accord en
disant qu’il va nous fournir les logements, on va porter notre contribution…on va
donner l’information. C’est comme ça que Mengang était choisi.

Pouvez-vous citer les gros succès dans ce projet ?

Je pense que le gros succès du projet c’est aujourd’hui l’expansion qui est en train
de se faire à Mengang et ailleurs : Bohnso et Kumbo au Nord-Ouest, Copin chez le
Mbororo…on a aussi Laideh vers Sabga et dans d’autres communautés. L’expansion
se fait en fonction de gens qu’on a formé et en fonction des succès qu’on a eu sur le
terrain. C’est parce qu’on a eu des succès que nous sommes en train de se répandre
partout. C’est parce que les gens ont vu les résultats ailleurs qu’ils sont constatés

c’est une bonne initiative. Je pense pour ma part que c’est le premier succès qu’on a
un projet aujourd’hui que les gens demandent à c’est que le projet vient s’intervenir
chez eux. Ça veut dire c’est un projet qui est crédible. Il y’a des lettres que des gens
on rédigeait.
L’un de notre grand succès c’est qu’on soit en partenariat avec la commune de
Mengang. Signer un accord de partenariat entre une commune et projet témoigne de
la crédibilité el le sérieux du travail qui se fait.
Aussi en terme du succès, si je prends le cas des premières communautés dans
lesquels qu’on a travaillé…on a électrifié 15 communautés (c.-à-d. 15 villages) à l’Est
et au Centre. Il y’a des témoignages des gens comme : « Je suis né dans l’obscurité
et aujourd’hui je vis dans la lumière à cause l’énergie solaire ». Ils font ça sans payer
des factures et dépenser en achetant le pétrole. Il y’a des femmes qu’elles peuvent
rentrer aux champs et préparer pendant la nuit sans soucis et ça améliore la
performance académique des enfants. C’est des indicateurs qui nous disent vraiment
que ce n’est pas un travail en vain.
L’autre grand succès c’est l’organisation même ; l’administration des vies d’un
individu dans les communautés. On fait ça à travers des causeries, des observations
et d’autres outils de la mobilisation sociale. Ensemble on les aide trouver des
solutions par rapport à leurs problèmes. On est là pour les canaliser.

Quels sont les challenges de ce projet ?

Le véritable challenge c’est surtout l’encadrement des gens qui travaillent dans le
projet. Je parle ici de la rémunération, des salaires ; tous n’arrivent pas en temps.
C’est un très grand projet comme tout le monde veut dire, mais il y’a véritablement
des challenges. Comme on dit ce n’est pas un projet qui est déjà construit ; c’est un
projet qui est en train de se construire. Et pour ça, il y’a beaucoup des défis. On n’a
pas encore stabilisé la situation du personnel. Comme j’avais dit au début…on avait
formé 30 et aujourd’hui on a environ 10 qui travaillent dans le projet. Donc, les 20
autres personnes sont parties. On est en train de discuter avec des partenaires
comment on peut améliorer cette situation de la stabilité des ressources humaines.
Le projet était ambitieux comme on a porté une nouvelle méthodologie, une nouvelle
façon de faire dans les communautés. Et comme on dit tantôt le projet ne donne rien
gratuitement. Tous les communautés sont appelés à contribuer et les challenges que
nous avons observés aujourd’hui c’est que les communautés ont pris les matériels
solaires, mais tout le monde ne contribue pas comme on attendait…Et le projet
actuellement ne compte que sur ces fonds pour pourvoir tout faire. Tout organiser,
tout planifier…on ne compte que sur ces fonds qui ne viennent pas en temps.
D’autre challenge c’est l’équipe qu’on est en train de mettre en place. Le projet est
en train de se construire et construire en termes de formation des gens qui travaillent

dans le projet. L’équipe qui constitue le projet aujourd’hui qui n’avait pas toutes les
qualifications nécessaires et c’est dans le projet que le gens sont en train de se
former. C’est aussi un véritable challenge d’avoir des ressources humaines
disponibles pour faire le travail tel que ça marche. Il faut que les gens soient mise à
niveau dans leurs rôles, dans leurs tâches, etc.
Et le dernier challenge c’est le rôle que nous sommes en train de jouer en
temps qu’AJVC. C’est une gros challenge pour nous de conduire une initiative
pareille. C’est vrai qu’on a travaillé dans d’autres projets, mais ici ce n’est pas bien
défini. Notre souhait c’est que le PODC soit un meilleur pratique, une référence
demain avec tous partenaires qu’on travaille avec au niveau communautaire,
national et international.
BENGONDO, MONSIEUR LE MAIRE DE MENGANG :
« Le besoin est énorme. Nous sommes à 90% de demande à l’accès à l’énergie
électrique…»
Propos recueillis par Akere-Maimo J. Ano-Ebie

Le maire de Mengang est renommé par sa dynamisme et le sérieux qu’il
s’applique dans tous qu’il fait. Ce n’était pas une surprise quand il a accepté
d’introduire le « Projet Organisation et Développement des Communautés »
(PODC) à Mengang. C’est grâce à un certain Mr Engoulou de sa commune qu’il
a eu l’information du projet. Dès que le maire a rencontré de partenaires du
PODC, il a décidé dont de soutenir ce projet dans sa commune. Pendant
l’ouverture officielle du deuxième cours de formation en méthodologie
« psycho-socio-culturelle » pour le développement communautaire, le maire a
accordé une interview pendant laquelle il a expliqué comment le projet va
changer sa communauté. Cet événement a eu lieu à la marie de Mengang, lundi
le 6 mai 2013 organisé par AJVC et ses partenaires.

Qu’est que le projet «PODC » va changer dans votre communauté ?
Le projet va beaucoup changer dans la mesure que nous avons réussit d’autre
partenariat qui ont appris aux populations à changer leurs attitudes et devenir des
partenaires dans l’acte de leur propre développement puisqu’avant les gens étaient
les grands pourvoyeurs de tous ; ils intervenaient dans tous.
Mais quand l’état est rentré en crise, les populations ont été pratiquement abonnées
à eux-mêmes. Tout est désintéressé pour tout ce qui est projet public. Quand les
partenaires sont dont arrivés avec la méthode de participation dans tout le plan : plan
d’action et même plan financière… surtout dans la mobilisation des fonds destinés
pour soutenir les travaux et régler les problèmes des gens des communautés, ça n’a
pas vite démarré et les populations ne comprenaient pas. Elles voyaient toujours
l’état qu’ils intervenaient. Elles étaient seulement des consommatrices. Ces
partenaires, je crois en citer deux ou trois : le PNDP, le Plan Cameroon…qu’ils
indiquaient toujours qu’il faut un apport personnel pour les matériels pour financer les
populations et elles ça ne passait jusqu’aula.
Aujourd’hui, on a signé la convention en temps que la commune de Mengang avec
les différents intervenantes du « Projet Organisation et Développement des
Communautés » (PODC). PODC est innovatrice et je pense que ça va aboutir dans
nos communautés. Le projet a une méthode « psycho-socio-culturelle » qui nous
intéresse et nous souhaitons que cette nouvelle voie aille nous apporter du succès.
On est très content par cette approche de développement et avec l’appui technique
de tous partenaires qu’ils interviennent, nous allons faire notre mieux et trouver les
meilleurs résultats en termes d’amélioration des vies de gens de Mengang.

Il y’a véritablement de problème d’énergie chez vous en terme d’électricité ?
Le problème est très grave de ce côté. Moi, je ne voudrais pas abordé. Les experts
nous disent que les taux d’électrification rurale est evirons 2% de la population du
Cameroun. Et vous voyez ici Mengang comme dans d’autres communautés, l’accès
à l’énergie d’électricité et groupe électrogène n’est seulement que sur cet axe lourd.
Hors la population s’étendre de deux côtés de l’axe lourd sur une profondeur de au
moins de 40 à 60 kilomètres.
L’accès est d’abord difficile pour la population par les voies habituelles. Combien des
fois pour des réseaux électriques ? Donc, c’est très cher que les voies publiques
amènent l’électricité dans les zones rurales. Donc, le besoin est énorme. Nous
sommes à 90% de demande à l’accès à la lumière électrique.

Depuis qu’on a lancé ce projet à Mengang, vous avez eu des difficultés
particulières ?

Les difficultés sont la participation des populations dans le projet. Elles sont
enthousiastes quand elles ont appris que l’énergie peut les aider à résoudre leurs
problèmes…de sortir du noir. Mais pour participer, il est vrai qu’ils sont limités aux
plans matériels. Elles sont dans une précarité assez compliquée. Il y’a beaucoup
qu’ils ont fait à leurs niveaux…au niveau de chaque consommateur. Il y’a d’autres qui
peuvent prendre les matériels à leurs niveaux et bien d’autres qui ont de prétention
au-delà de leurs moins. Et la participation de la population c’est dont un élément
bloquant. Nous pensons que ce projet peut se débloquer ce fait que les gens ne sont
pas rétifs à participer financièrement. C’est un peu ça…l’essentiel qu’on attend de ce
projet.En temps que maire de Mengang, quel conseil pouvez-vous donner à
votre population et des partenaires qu’ils interviennent dans ce projet ?
Le seul conseil que je peux donner c’est la participation collective de la population. Il
faut qu’ils s’imprègnent dans l’affaire en prenant de choses dans les mains. Il faut
qu’ils continuent à participer activement et donner tout d’information qu’il faut.
Pour les partenaires qu’interviennent dans le PODC comme AJVC, Greenpeace,
CABEPEC, Accen-DC, Solafrica.ch et Cameroon Solar Solutions (CSS), je les
souhaits le grand succès dans les travaux. Il faut la transparence dans tout qu’ils font
dans à tous les niveaux de la réalisation de ce projet. Avec ce genre du partenariat,
c’est tout-à-fait évident que le projet est bien encadré et ça va porter des bons fruits.
Je n’oublie pas le Sous-Préfet de Mengang qui a présidé l’ouverture officielle du
deuxième cours de formation en méthodologie « psycho-socio-culturelle » pour le
développement communautaire, organisé par AJVC et ses partenaires. Je le dis
merci pour sa présence et soutien administratif.

PARTENAIRES

Association Jeunesse Verte du Cameroun est une organisation militante. Elle est
constituée de jeunes favorisant le développement et une gestion durable des
ressources. Son action s'adresse prioritairement aux jeunes et aux femmes.
CABEPEC
Fondé en 1958 à Sao Paolo au Brésil, le Centre Afro-brésilien pour les Etudes et la
Recherche Culturelle promeut le développement communautaire

ACCEN DC

Organisation locale d'appui au développement, ACCEN DC s'active dans la
promotion des droits humains et de la justice sociale. Son action est principalement
orienté vers les canapés vulnérables que sont les enfants et les femmes.
Greenpeace est une organisation internationale qui promeut la paix. En Afrique, elle
s'active pour la protection de la forêt et la promotion des alternatives énergétiques.

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