Participation AJVC 2016 : Pays de la COMIFAC à la (CdP-22 CCNUCC)

Participation AJVC 2016 : Pays de la COMIFAC à la (CdP-22 CCNUCC)

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Les pays membres de la COMIFAC participent depuis plusieurs années aux négociation internationales sur les changements climatiques, notamment lors des différentes conférences de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC). Ce fut le cas à Paris pour la COP 21 en 2015 pour l’adoption de l’Accord de Paris, rendez-vous honoré encore pour la COP 22, à Marrakech. Au Maroc c'était la fin de la COP de l'action ; le 18 novembre 2016, une Réunion des parties  qui à encore une fois démontré que pour que les grands engagements de l'Accord de Paris sur le climat se réalisent par des actions concrètes sur le terrain, le chemin reste long et pas immédiat malgré les initiatives qui se mettent en place dans la plupart des pays de la planète. les pays du Bassin du Congo soutiennent la prise en compte du rôle des forêts tropicales dans la lutte contre les changements climatiques, mais plus certains des pays ont déjà ratifiés l’accord de Paris, ce qui est un bon début du suivi nécessaire pour la confirmation de cet engagement pris lors de la COP 21 et ces derniers ont mis un focus sur les acpects liés à la finance climatique, au renforcement des capacités ainsi que sur les questions de tranfert de technologie.

 

De par ses missions, la COMIFAC accompagne les pays membres dans ces négociations à travers d’une part l’organisation des concertations sous régionales périodiques de renforcement des capacités et de formulation de positions communes et, d’autre part, la mobilisation de l’expertise technique pour un appui aux négociateurs lors des conférences internationales. Au regard des enjeux et de l’importance cette rencontre internationale, la COMIFAC a mobilisé l’expertise technique nécessaire et accompagné la forte délégation des experts climats de la sous-région dans le cadre de la CoP 22.

Une importante équipe des acteurs de la sous-région également a été mobilisée avec l’appui des partenaires financiers pour soutenir le travail de la COMIFAC en appui aux délégations des pays du bassin du Congo tout au long du déroulement de la Conférence. Chaque membre des délégations avait une tâche précise à réaliser lors de cette COP 22, mais il est clair que bien partis en rangs dispersés, il était important de canaliser ces énergies et capitaliser sur les expériences des uns et des autres, que
l’on soit représentant d’un pays ou acteur de la société civile, cette frontière n’existait plus du moment où il s’agissait des Pays et non des acteurs pris individuellement. Chacun devait apporter sa contribution. Des soumissions de vues et de positions communes ont été à cet effet définies et défendues par les négociateurs de la sous région, et ceci en lien et concertations constantes avec les négociateurs du Groupe Africain. La mission de la délégation de la COMIFAC avait pour objectif de promouvoir et valoriser le Bassin du Congo et son potentiel dans la lutte contre les Changements climatiques, et assurer la visibilité de ses institutions sous régionales en charge, ainsi que des pays l'Afrique Centrale, il est clair que le rôle des réunions matinales, qui se tenaient généralement de 9h à 10h a été bénéfique à chaque acteur présent, car elle a permis à tous ceux qui y étaient présents de comprendre le processus et l’état d’avancement des négociations, de connaitre les priorités de la sous- région, Toutefois, le fait de n’avoir pas pu avoir un pavillon propre à la COMIFAC a quelque peu entaché les résultats de ce travail. Il serait donc souhaitable que les dispositions soient prises à temps pour acquérir un pavillon propre à la COMIFAC, afin d’améliorer la visibilité du Bassin du Congo, de ses acteurs et de la COMIFAC, comme ce fut le cas pour certains pays qui s’y sont distingués.
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Une petite équipe de coordination a été mise en place afin de permettre de diriger les débats et mieuxorganiser les réunions techniques et un mini groupe de  Communication a assuré la préparation et la communication des informations importantes ainsi que les horaires des réunions importantes qui avaient un lien avec les priorités et positions de la sous-région. Les délégués des pays du Bassin du Congo étaient régulièrement informés et à temps des activités planifiées et réalisées notamment les réunions de débriefing, les sessions parallèles, les réunions avec le groupe Afrique. Les notes de synthèse sur l’évolution des négociations, la position commune des pays de la sous-région, et les documents (projets d’Accord et de décision, etc.) étaient régulièrement diffusées et un mailing list très large a été constitué à cet effet, bien cadré et suivi par la coordination du REJEFAC ainsi que par le Groupe de communication d’Afrique Environnement du RECEIAC. Sur les réseaux sociaux aussi, certaines informations furent disponibles sur les pages facebook, et twitter des acteurs ainsi que sur la page facebook de la COMIFAC diffusées en temps réel, y compris les photos illustratives. Le travail et la collaboration volontaire et pro active de ces acteurs, points focaux climats des pays, et des experts a permis de c ontribuer à mobiliser une forte participation lors des réunions de préparation et aussi de se mobiliser lors de la phase de haut niveau, pour la bonne tenue de la réunion des ministres des pays membres de la COMIFAC, des représentants de haut niveau des organisations partenaires et institutions financières, des représentants de la CEEAC, du Secrétariat Exécutif de la COMIFAC et autres institutions sous régionales, les Expert Climat, des délégués et représentants de la société civile de la sous-région. Cette rencontre a vu la participation de tous les pays du Bassin du Congo sauf malheureusement de celle de la Guinée équatoriale, brutalement secouée par le choc de l’annonce de l’état clinique dans lequel se trouvait le point focal climat, représentant du Chef de l’Etat et du ministre.
L’équipe communication a effectué un excellent travail pour la promotion et la visibilité de la sous-région et de ses institutions lors de la COP 22, mais plus en termes de mise en relation et de coordination du travail d’équipe pour le succès de la présence et de l’efficacité de la présence de tous au Maroc. Les délégués se sont mis d’accord sur 2018 comme date de finalisation des règles de mise en œuvre de l’Accord de Paris, enjeu principal de cette COP22. Le texte, entré en vigueur début novembre de façon anticipée, est en effet un cadre global qui doit être traduit dans les faits. Certains groupes de pays, comme les PMA (Pays les moins avancés, soit 48 nations), poussaient pour une adoption de ces règles un an plus tôt, en 2017 mais c’est donc la COP24 qui sonnera l’heure de vérité de l’Accord de Paris. A cette occasion également, les Etats devront présenter des plans climat nationaux, et être plus ambitieux dans leurs engagements en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre, pour l’instant insuffisants. Le texte vise un monde «bien en deçà de 2°C», voire 1,5°C d’augmentation par rapport à l’ère préindustrielle. Sans les contributions, le statu quo nous mènerait à +5°C et le financement, demeure le nerf de la guerre contre le changement climatique, sujet central, et surtout celui de l’adaptation des pays en développement.
Au nom de la justice climatique, les pays développés, pollueurs historiques, se sont engagés en 2009, à Copenhague, à verser 100 milliards de dollars par an d’ici 2020 aux pays en développement, pour les aider à faire face aux impacts. Cette question clé a beaucoup animé les débats à Marrakech. A part quelques engagements (81 millions de dollars de nouvelles contributions au Fond pour l’adaptation promis par l’Allemagne, l’Italie, la Suède et la Belgique), on est encore loin du compte. Outre augmenter les sommes sur la table, les pays du sud veulent, comme il est écrit noir sur blanc dans l’Accord de Paris, une égalité dans la répartition entre financements pour l’adaptation, et financements pour l’atténuation, c’est-à-dire la baisse des émissions de gaz à effet de serre (les premiers allant plutôt aux pays les moins développés, très peu émetteurs et très vulnérables). Aujourd’hui, seulement 16% des financements climat sont consacrés à l’adaptation. L’an prochain, les îles Fidji prendront la présidence de la COP23. Faute d’infrastructures et de moyens suffisants, elle se déroulera à Bonn, en Allemagne, siège du secrétariat de la CCNUCC. Si tous les acteurs saluent l’appel de Marrakech à l’engagement politique maximal et irréversible ; contre le réchauffement climatique, les grandes organisations environnementales restent néanmoins nuancées sur la concrétisation des accords de Paris. Plus qu’une COP de l’action, Marrakech aura été une COP de la transition, malgré le coup d’accélérateur surprise décidé en début de négociations. Dans une déclaration rendue publique dans la nuit de vendredi à samedi, le Président malien du groupe Afrique s’est félicité des initiatives parallèles au fonds vert pour aider à la mise en oeuvre des programmes nationaux, notamment les projets liés à l’énergie. Mais il a également appelé les pays industrialisés à ;respecter leurs engagements" pour faire face à l’urgence des pays africains. 

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